Freewheels (Courpiére 2010-2011)

Diaporama du Freewheels

Myriades d’étoiles au Free Wheels. Courpière cette petite bourgade rurale d’Auvergne, ensommeillée mais pleine de prétentions se métamorphose subitement et pour 3 jours en une gigantesque et délirante kermesse en recevant dans ses murs le plus gros rassemblement de bikers de France. Ca se passe tous les ans du 5 au 7 août et sextuple la population avec pourtant une opposition de vie farouchement opposée et quasi improbable… La fourme et le Bleu d’auvergne ont côtoyé les « burns » motos (art de faire fondre un pneu sur place), les tracteurs agricoles ont trouvé des moteurs plus bruyants que les leurs, les agriculteurs contemplent de curieux bipèdes tout de cuir et de tatouages vêtus et les belles robes de messe du dimanche ont frôlé les bikeuses dénudées et un poil effrontées certainement pas sponsorisées par l’évêché, le tout, rassurez-vous, dans une ambiance bon enfant et orchestrée de main de maître par le plus légendaire et controversé club de motos au monde : les anges de l’enfer appelés souvent les rouges et blancs ou 81 en référence aux lettres de l’alphabet (H,A) . Résultat, et malgré l’abominable météo annoncée, un monde fou (certainement 30000 bikers et visiteurs confondues) sans aucun accroc au sacro-saints mots d’ordre : fraternité, respect, sécurité, prôné par les Hell's Angel France organisateur de l’événement. C’est les bleus marine, plus discret cette année, qui doivent en rester coi, ce n’est pas habituel de croiser des milliers de barbus tatoués aux cheveux longs chevauchant des bécanes à la mac Gyver dont l’échappement réveillerait même les durs de la feuille sans aucune anicroche au contrat routier.

Que c'est-il passé pendant ces 3 jours

Freewheels beaucoup de monde

Nous arrivons d’abord sur un site champêtre clos et protégé plus grand que l’hippodrome d’Auteuil avec à la place des équidés des bécanes conçues certainement par des émules d’Einstein avec des jockeys au look effroyablement bad boy et c’est peu dire… Des parkings partout dans les champs, des campings semi-sauvages a perte de vue, un village entier d’une multitudes de boutiques ou même un représentant de l’église et un marchand de primeurs était présent. Ce dernier a eu un succès fou en vendant des…abricots. Deux scènes dont la principale de 35 mètres de haut. Un florilège d’activités nous laisse stupéfait, course de lenteur, Unibike (un bestiau bizarre a une seule roue), bras de fer, funambule, boule infernale, Baptême en hélico, saut en élastique, show érotique, bike show, groupes musicaux de top niveau, l’incontournable tee shirt mouillé et pour finir feux d’artifice de toute beauté visible dans tout le canton.

Et la zique dans tout ça

Freewheels joe Cocker

La programmation musicale à suivre, un must ! pensez Lust, Adam Bomb, les fabuleux États-uniens de Molly Hatchet, notre bluesman frenchie Paul Personne et double cerise sur le gâteau Joe Cocker immortalisé par Woodstock et 9 semaines et demie et l’actrice Béatrice Dalle en marraine de l’événement avec une présence quasi permanente.
Les autochtones bénéficiant de billets à prix réduit (20 euros) s’empressent de venir côtoyer cet océan de couleurs et sniffer un peu les relents de Tex Mex et de pneus brûlés. Certains se prennent gentiment au jeu et se déguisent en bikers avec plus ou moins de succès et dépensent sans Comté (la faute c’est exprès !) dans les boutiques itinérantes

Le bike show

Freewheels bike show

Le bike show de très haut niveau voit un doublé mérité de Absolut Cycles. Un enclos géométriquement parfait avec protections pour bécanes individuelles formait l’événement du Freeway Tour. Les plus époustouflantes se voyaient autorisées a burner sur la grande scène. Amoureux des belles je vous engage a visiter le diapo ci-dessous, mettez des lunettes de soleil ça brille et les flammes sont omniprésentes.
Vous pensez que j’avais oublié le meilleur ? Que nenni, il n’y a pas de Freewheels possible sans tee shirt mouillé. Il n’y avait pas que le tee shirt qui était mouillé d’ailleurs, la pluie avait pour l’occasion cruellement arrosée le public et c’est miraculeusement arrêté a l’arrivée de Joe Cocker, quel talent le gonze !

Le tee shirt mouillé un grand moment

Freewheels tee shirt mouille

Mais je m’égare, revenons à l’éblouissant et sulfureux tee shirt mouillé. Une quinzaine de participantes amatrices se sont prêtées au jeu, pour la plupart bikeuses spectatrices et décidées a s’éclater le temps  d’un CD de Rammstein. Faut le faire ! devant des milliers de regards lubriques. Cette dernière phrase ne s’appliquant pas bien entendu à Mr le curé présent dans l’assistance et que j’ai eu l’honneur de rencontrer. Une heure de plaisir où toutes les filles ont fait un show sexy improvisé de toute beauté quelquefois dans le plus simple appareil. La nouvelle égérie du Free wheels s’appelle Sophie, elle nous vient de Dordogne et on m’a interdit de donner son adresse et son tel. Un petit canon piquant avec un adorable minois. Vous êtes déjà parti voir le diaporama ?  Un peu de tenue que diable ce n’est pas terminé ! Encore que... 

Béatrice Dalle entourée du Staff

Freewheels le staff

Après cette "érection" collective des yeux, on passe aux feuilles de chou avec le spectaculaire Adam BomB du hard furieux, coloré et irrésistible, qui laisse la place au plus bluesy des frenchies : Paul Personne et son groupe « A l’ouest », excellent ! On était d’ailleurs tous à l’ouest quand apparu le vétéran crooner Joe Cocker et sa voix inimitable nous vocaliser « You can leave your hat » rappelez-vous Kim Bassinger et Mickey Rourke.

Cerise sur le gâteau l'actrice la séduisante Béatrice Dalle marraine du Freewheels était bien présente, pour ne pas dire très présente, un plaisir ici entourée du Staff. 

Le samedi se termine

Freewheels la festia

Ce fut ensuite le tour d’un feu d’artifice époustouflant tiré derrière la scène principale. Du grand art sans incident malgré la pluie et l’humidité, bravo aux artificiers !
Je vous fais grâce des nombreux intermèdes comblés par de prodigieux stipteases dont l’imagination rivaliserait avec une revue du paradis latin. La journée s’achève le dimanche sera, espérons-le, plus calme. Je suis si fatigué que je baille en dormant, j’enfourne ma bécane qui me fait l’effet d’un char Patton pourtant je n’ai pas une bécane de gonzesse, ça doit être le truc bleu que j’ai bu, va falloir rouler à la "doc Gyneco".  Les bleus sont gentiment discrets, ça passe, calé derrière le gros camion de vidange des fosses septiques à la vitesse d’un escargot complètement ensuqué.

Notre avis perso

Freewheels bikeuse avec chopper

Cette manifestation qui arbore fièrement ses seize années d’existence est devenue au fil des ans et malgré une interruption de 10 années le rassemblement phare des bikers européen. Hormis Faak en Autriche se serait même le plus grand. Et pourtant dans les années 80 (vers Nice si j’ai bonne mémoire) le Freewheels n’avait d’autre prétention que de réunir quelques potes et accroc du customing. Preuve que l’entêtement paye et ceci pour notre plaisir exclusif. Que serait notre passion sans ces moments trop rares d’une telle intensité ? Chapeau bas donc aux organisateurs les Hell's Angels France et leur patron Marcus qui non content d’avoir organisé ce festival de main de maître, ont su varier les plaisirs (exemple hard rock minoritaire cette année) en s’ouvrant à un public plus large tout en restant fidèle à l’esprit biker  qui je vous le rappelle se résume en une phrase : la liberté ne doit pas masquer la fraternité, le respect et la sécurité. La plus belle phrase que j’ai entendue fut à Ambert (la fourme!) par un biker philosophe de mes amis, dont je tairais le nom pour son ego, face à un vilain détracteur : « a t’entendre ta jeunesse est passée mon ami, la mienne est éternelle. » A méditer…La bécane serait elle une cure de jouvence ?

Photo ci-dessus notre ami Chantal et son Dragon avec qui on a fait le voyage de Montpellier poursuivit pendant les 3 jours par une équipe de TF1.

C'est snif terminé

Freewheels gagnante du tee shirt mouillé

Je n’oublierais pas un grand thank à JR de la revue Legend Motor Bike qui fait revivre notre passion depuis plus de 10 ans maintenant. À Marie photographe de la même revue de lui avoir claqué la porte sur les doigts, MDR. À Zed le rédac chef de Freeway Mag. À mes amis et compagnons de toujours trop nombreux pour les citer tous, de m’avoir fait ramasser des cèpes (avec succès) sur le chemin du retour. À Martine et Milou de nous avoir hébergé 3 jours. À l’intello pour avoir partagé sa mousse avec moi. Au Hells du 30 qui se reconnaîtra. Au nîmois Gildas et Thierry, à Brigitte, à l'Indien et l'Indienne du 34 qui pourtant ne se connaissent pas, et enfin à ma bécane pour m’avoir gonflée avec ses hoquets au retour pendant 500 bornes. Je suis déjà pardonné pour ceux que j’oublie… On a aimé :  les programmations musicales diversifiées, l’ambiance festive générale, l’organisation du show bike, le plateau des filles du tee shirt mouillé (la gagnante ci-contre), le vendeur de primeurs et enfin la discrétion des forces de l’ordre cette année .
Avis des potes: on a moins aimé : la météo, l’enfer des parkings motos, l’agressivité orale de certains (?). Il n'en demeure pas moins que ce méga rassemblement de bikers, cette gigantesque kermesse en plein air et unique en son genre et nous lui souhaitons longue vie. C'est sur ici nous reviendons.
Ci-dessous une vidéo du mémorable tee shirt mouillé.
Avertissement cette vidéo peut choquer certaines personnes sauf nous.

Le tee shirt mouillé du Freeweels

Diaporama du Freewheels de Courpiére


A l'année prochaine!  Mimi et Alain pour tripriders.org

Au grand désarroi de milliers de bikers ce méga rassemblement a baissé le rideau et n'existe plus en l'état. Reviendont-ils? Jamais 2 sans 3...