Corse l'île de beauté

Multiple photo de la Corse

Malgré les incertitudes du Covid 19 nous avons décidé en s'entourant de toutes les précautions une virée de trois semaines sur l'île de beauté. Le tour complet dans le sens inverse des aiguilles d'une montre avec des pénétrations fréquentes dans les terres centrales. Le choix du moyen de locomotion s'est porté sur notre deux roues Harley Davidson qui n'avait pas bougé depuis six mois. Ce reportage va vous faire connaitre la Corse exactement comme on l'a perçue nous-même. Cela fait la quatrième fois et on ne s'en lasse pas. Mais trêve de bavardages passons vite aux articles et aux photos qui sont en carrousel étape par étape. NB: une carte du voyage est exposée en fin de reportage.

BASTIA

C'est au port de Bastia qu'on débarque rapidement avec la bécane après un café instantané qu'on pourrait inscrire au registre des tortures, Contrôle rapide des bagages et visuel non moins rapide de la mécanique, on vire tout de suite sur la droite direction le cap nord, pas de crainte pour l'essence les stations-service pulullent ici. On visitera Bastia au retour dans 3 semaines. Attention de méchants lacets à la sortie de la ville soyez prudent en 2 roues surtout sur les premiers kilomètres. À noter au passage le professionnalisme et la célérité des équipes de Corsica Ferries autant pendant qu'au débarquement.

CAP CORSE

Premier arrêt tour génoise de Losse (moitié trajet) la mer y est splendide, puis on quitte le D80 vers la pointe de la Corse le village de Barcaggio et son mini-port adorable. Vous pouvez manger à la terrasse de chez Noelle. On repart sous le regard admiratif des touristes présents vu le "potato" de la bécane dépastillée, on se sent aussi discret qu'un néon publicitaire. Retour sur la D80 plein sud cette fois sur Centuri et son agréable petit port langoustier. Au passage on lorgne sur les hauteurs le "moulin Mattei" entouré d'éoliennes sans y monter. Il fait beau temps pourvu que ça dure.

CENTURI

Centuri c'est un petit port adorable de 200 âmes, langoustier le premier de Corse sur cette activité bien qu'on est du mal à en trouver. De nombreuses tours génoises et surtout un moulin, appelé "moulin Mattei" au col de la Serra. C'est ici que la faim commence à nous tirailler et comme c'est déja l'heure d'une intraveineuse au petit jaune (appelé Dami ici) on se positionne devant une exquise planche de charcuterie corse sur la paillote chez "Dume" sur la petite jetée du port .

SAINT FLORENT

On descend toujours sur la D80, faites l'impasse de la tour de Sénèque, à part de vouloir marcher un bon moment pour voir une ruine, et arrêtez-vous à Nonza un magnifique petit village qui mérite votre visite (surtout la tour Paoline et la plage grise étonnante). Arrivée à St Florent on redevient citadin. Nous visitons la citadelle, le port, des ruelles ravissantes. La place centrale et majestueuse et entourée de nombreux restaurants et parkings dont notre préféré "le Passage".

L'ÎLE ROUSSE

On descend la D81 en traversant le desert des Agriates. Puis raccord avec la N197 (T30). Afficher sur votre GPS la promenade Marinella, nombreux parkings mais surtout les deux plages sont belissimes. Première fois qu'on voit des palmiers mais les pauvres victimes de scoliose aiguês. Après votre baignade les ruelles enchanteresses vous attendent et le marché couvert est à voir. Le phare de la Pietra et ses alentours magiques et le petit train des plages qui relit l'ïle Rousse à Calvi en s'arrêtant à toutes les plages isolées et tout cela pour moins de 5 euros. Notre restaurant du jour "La brasserie" très moyen.

CALVI

C'est la plus belle ville de Corse, sauf les plages du golfe. De l'île rousse on reste sur la T30 pendant 25 bornes donc pas de précipitation, on vous engage à visiter Algajola (plage féerique) sur le trajet. Arrivée à Calvi montez directement à la citadelle laissez votre véhicule au parking et entrez (cathédrale, musée, poudrière, fortifications et casernement des bérets verts). Ressortez et arpentez les ruelles colorées pour revenir vers le port. Le golfe de Calvi malgré sa méga longueur de plage n'offre pas la qualité de sa voisine l'ile Rousse d'où l'existence du petit train des plages. Restaurant du jour "Via Marine Le Bistrot" 18/20.

PORTO

Rien à voir avec le bon vin portugais mais on ne passe pas la côte Ouest de la Corse sans visiter la ville de Porto. De Calvi on emprunte la D81B incontournable, celle qui longe la côte escarpée, c'est féerique surtout en 2 roues. On passe Galeria pour rejoindre la D81, nous entrons en Corse du sud. Après le col de la Croix la D81 serpente et descend subitement sur le golfe de Porto et sa ville. Virez tout de suite à droite vers le port c'est petit mais bien organisé question parking. Un bon hôtel, les "flots bleus" avec vue sur mer mais sans parking privé et comme restaurant le "soleil couchant". Sinon reprenez la route, à la sortie de Porto à gauche vers Ota allez manger "au Moulin" chez le jeune Jean Pascal un must et très peu cher. Couchez-vous de bonne heure la journée de demain est chargée.

CORTE et Vallée Restonica

Aujourd'hui vous allez entrer de plein fouet dans la vraie Corse. Restez sur la D84 direction Corte on rejoint des routes de plus en plus sauvages et difficiles surtout avec mon engin qui se manoeuvre comme un char Paton. On suit le ravin de Spelunca puis le col de Vergio (1500 m) ensuite Caluciccia et son lac et nombre d'endroits à découvrir par vous-même. Enfin la D18 pour entrer dans la capitale historique Corte. On visite la Citadelle et le musée de Corse (au même endroit) sans oublier son université et sa place centrale où trône Pascal Paoli. Les gorges de la Restonica incontournables de beauté, c'est un cul-de-sac, le haut étant très étroit attention aux croisements. Retour identique une grosse journée sera nécessaire. Bon restaurant Terra Costa face à la statue de Pascal Paoli.

PIANA

De Porto une quinzaine de kilomètres suffise pour rejoindre le village de Piana, un bled paumé à la puissance 10, mais ces quelques kilomètres vont vous faire découvrir un enchantement visuel les Calanches ou Calanques (les 2 se disent) de Piana avec la mer en toile de fond. Un océan de couleurs où se démarque et se mélange l'ocre, le rouge brique, le bleu du ciel et de la mer, le gris de la roche etc. Tout bonnement féerique surtout quand le soleil est de la partie. Attention tout n'est pas rose quelquefois des blocs se détachent sur la route et quand vous croisez un car c'est une galère assurée. Petit snack agréable a l'entrée de Piana le Phocéa et son arbre colossal. Le village possède une église l'assomption qui renferme plusieurs oeuvres remarquables. Pour aller aux plages c'est la premiere et seule route a droite. On reprend la route direction Cargèse où nous passerons la nuit.

CARGESE

La D 81 nous emmène pendant 35 km à la ville de Cargèse, on a visité avant départ  la plage d'Arone en cul-de-sac, beaucoup de route pour peu de résultats. Cargèse par contre est une belle petite ville avec un port enchanteur. C'est la seule ville qui possède deux églises face à face de confessions différentes (latine et byzantine) grosso modo catholique et orthodoxe. La plage la plus belle se nomme Pero elle a été il y a peu le théâtre de règlement de comptes mortels devant des paillotes. Le port quand à lui, aussi petit soit-il, propose des locations de bateaux à moteurs, seul ou avec skipper, qui vous permettrons de visiter les Calanques côté mer (à partir de 165 euros). Bon restaurant crêperie Lortu et comme hôtel la résidence Roc et Mare, ses studios avec cuisine, sa piscine, sa vue sur la mer, sa sympathie mais sans restaurant, mais un petit SPAR à 10 mn à pied.

AJACCIO

Départ de Cargèse par la D81 arrêt à Sagone (plage) puis roulage sans conviction sur une route à moitié en travaux pour rejoindre la nationale et l'entrée dans Ajaccio la plus grande ville de Corse. Ne cherchez pas des bons hôtels à prix sympa il y en a pas. "Very expensive" disent les Anglais On s'est replié sur un Ibis budget 90 euros/nuit.  Ce qu'il faut impératif faire à Ajaccio, visiter les îles sanguinaires (25 euros) et sortir le soir rue de Rome où tous les Ajacciens se donnent rendez-vous pour la fête. Si vous avez encore du temps visitez la maison natale de Napoléon, la place du général de Gaulle et un petit repas sur le port de pêche (Forum ou Voile bleu).La propriété de Tino Rossi n'a aucun intérêt vous ne verrez que le portail. Voir impérativement la station balnéaire d'Ajaccio Porticcio un must. En négatif reste les embouteillages monstres et pour conduire c'est une question de... vocabulaire et de klaxon comme à Paris.

PROPRIANO - SARTENE

La pluie drue nous oblige à passer par la nationale, le col de Celaccia un calvaire jusqu'a Propriano où le temps se calme un peu. On se gare direct sur le port (Valincu je crois) une grosse faim nous entraine dans un restaurant qui fut bien a notre goût le "Tempi Fa" qui réussit l'exploit de mettre nos cerveaux en posent pendant 2 heures de plaisir. Ensuite visite d'une église magnifique (la misericorde) et marche de digestion le long du port où campe de bien belles unités. Sarténe est toute proche que l'on rejoint en moins de 30 minutes. La pluie toujours présente on se gare sur la place centrale où se nichent aussi l'église et la mairie. Sarténe est une petite ville adorable et étonnante car toute grise (granit gris) et malgré ses 3500 habitants c'est la plus grande commune de Corse. À par les remparts son attrait sont ses ruelles stylées Moyen Àge.

BONIFACIO

La pluie de la route de Sarténe nous a envoyé direct à Bonifacio où enfin le soleil réapparaît. Bonifacio c'est la ville française la plus au sud où on peut voir la Sardaigne italienne a quelques kilomètres en face. Un port et une citadelle composent cette ville super attachante. Touristiquement parlant il y a beaucoup a faire à Bonifacio mais on vous cite les principales, voir les falaises de la ville uniques et spectaculaires, visiter la citadelle à pied (actuellement beaucoup de travaux de rénovation sur l'ancien casernement de la légion étrangère), voir l'escalier du roi d'Aragon et ses 200 marches creusées dans la falaise et enfin visiter le port de plaisance. Restaurant choisit" Le Time" et ses moules bonifaciennes. Pour dormir l'hôtel des étrangers a l'entrée de la ville simple mais propre avec un parking motos privé et protégé.

PORTO VECCHIO

Porto Vecchio est en fait une station balnéaire à une trentaine de kilomètres au nord de Bonifacio qui possède autour des plages splendides comme Santa GuilliaPalombaggia et tant d'autres cachées tout aussi splendides, un peu comme l'ile Rousse. Le port est majestueux doublé par un port commercial. Par contre nous avons été déçu par notre visite du vieux Porto Vecchio. Sur le port, portant le masque, nous avons été interviewé par la TV locale sur l'utilité du port du masque contre le covid 19. Cette ville plus grande qu'on se l'imagine possède un hypermarché le premier qu'on voit en Corse de cette ampleur. Pour manger la terrasse du resto Bellaggio sur le port nous a enchantée. Pour dormir plein nord à 25 bornes au camping Mozziconaccio qui possède même des petites villas adorables à 55 euros la nuit entièrement équipée. Une pépite Corse.

AIGUILLES DE BAVELLA

Lieu incontournable en Corse. Du camping précédemment cité plein nord jusqu'à Solenzara puis a votre gauche la D268 vous longerez la frontière entre Haute Corse et Corse du sud le parcours routier est sinueux et très glissant attention les bécanes. Couvrez-vous aussi ça grimpe en altitude, ravins, canyons, forêts, torrents et pics en forment d'aiguilles c'est magique. Le village de Bavella possède un restaurant mais montez plutôt au belvédère (1300m) avec parking géant pour prendre une photo unique avec en arrière-plan lointain la mer. Ici les randonneurs seront comblés. Repartez par la même route qui descend sur Zonza où nous avons dejeuné dans un restaurant excellent l'auberge du sanglier. Malheureusement le temps nous a empêché de visiter le sites archéologiques de Cucuruzzu (dans ce cas précis on rêve d'une bagnole). Retour par la D368 direction Porto Vecchio où on retrouvera le soleil de Corse.

BASTIA  (retour)

Départ du même camping Mozziconaccio plein nord vers Bastia par la T10, la fin de notre périple. On passe Solenzara puis à notre droite la base aérienne des avions de chasse atterrissent dans un bruit assourdissant, puis c'est l'étang de Diana qui alimente en moules la totalité de la Corse, vous pouvez déguster sur place. Et enfin Bastia où on se pose sur la place majestueuse de St Nicolas où on se désaltére d'un petit jaune bien mérité au Napoléon où le patron fan de grosses motos nous scotche gentiment. Une ballade à pied nous fait du bien et nous emmène à la place du marché où au hasard on intégre le restaurant "l'Idéal" pour des moules gratinées, un must. On digère en visitant le vieux port, sachez qu'un ascenseur vous monte au palais du gouverneur gratuitement et flânez ensuite dans toutes ces ruelles bastiaises envoutantes. On rejoint l'embarquement de Corsica Ferries sous la pluie, trip terminé, snif snif!

Ce qu'il faut savoir

Moto chargée en Corse
Faut-il le préciser, tout ce que nous racontons ici a été vécu fin septembre 2020, malgré le covid 19, avec une moto routière (Harley Héritage pour les connaisseurs) dont la vision n'est pas la même qu'avec des 4 roues et notamment les senteurs les bouchons et les parkings quasi inexistants pour nous motards. Sachez aussi que les hôtels et restaurants rencontrés ont tous reçu notre visite et ne sauront peut êre jamais qu'ils sont cités ici. Sachez aussi qu'il n’existe aucun site touristique digne d’intérêt qui soit désert pendant les périodes douces, vous aurez toujours les cars garés sur leurs parkings géants amenant leur flot de touristes. Il vous faudra peut-être aussi jouer des coudes pour prendre la meilleure photo ou la meilleure place sur la plage et même les gamins qui vous empoisonneront la vie par leur trop-plein de vie, mais malgré cela vos journées corses seront magiques pour ne pas dire divines sur cette île paradisiaque où on ne parle pas en kilomètres mais en temps. N'oubliez pas les gestes barrières anti-covid 19. Bon voyage aux courageux. Alain et Mireille

Notre vidéo (issue de nos portables)