Le Mali en 4X4

Expédition touristique au Mali avec nouvelles frontiéres en 2005

Le Mali

L'ancienne colonie française du Soudan, un pays de l'Afrique Occidentale, est devenue la République du MALI lors de son indépendance  en septembre 1960. C'est l'un des états les plus vastes de l'Afrique Occidentale.
Pour le touriste au MALI le dépaysement est intense. Berceau de grands empires, le MALI a conservé de son riche passé des sites historiques et mythiques exceptionnels, que nous sommes impatients de découvrir. 
Le MALI est traversé par deux fleuves, le Niger et le Sénégal qui prennent leur source en GUINEE Conakry.  Il est situé dans une zone torride et le désert du Sahara occupe une place importante dans le nord du pays. La langue officielle est le français, mais les habitants parlent le plus souvent les langues nationales , le bambara étant le plus utilisé.  Langues et cultures sont très diversifiées. 
Une mosaïque de peuples composent le pays.  Je ne les citerai pas tous, mais ceux dont on entend le plus parler seulement : 
• les Bambaras qui sont les plus nombreux • les Songhaïs • les Bozos (pêcheurs) • les Pheuls (éleveurs) • les Touaregs et les Maures encore nomades. (Les Touaregs sont appelés les « hommes bleus » à cause du tissu bleu de leur chechia qui déteint sur leur peau. Nobles guerriers, ils ne doivent pas travailler avec les mains, ils pratiquent le commerce du sel et l'élevage).

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Mardi 11 janvier. Voyage Paris/Bamako un peu perturbé. Panne d'ordinateur de bord donc plus d'électricité dans la carlingue (pour ne rien arranger c'est un vol de nuit), pas de clim (avec 35° à l'extérieur et un avion bondé).  Ce qui donne une situation peu confortable …..la galère quoi ! Arrêt à Agadir où, en pleine nuit il faut trouver un spécialiste informatique qui, naturellement n'habite pas à côté de l'aéroport .  Donc, patience … et en plus, interdiction de quitter l'appareil .

Mercredi 12 janvier.Nous sommes accueillis à notre descente d'avion à Bamako, capitale du MALI par Bouba notre guide malien qui nous attend avec trois véhicules 4X4 et leurs chauffeurs et nous partons immédiatement.  C'est le matin, embouteillage monstre dans la ville.  Nous ne restons pas. 
Grosse chaleur.  Nous longeons le Niger et profitons du spectacle de toutes les scènes de la vie quotidienne.  C’est la grande lessive au bord du fleuve, la vaisselle, les enfants qui jouent. Nous déjeunons à San dans un joli restaurant au bord du fleuve.

Après 575 kms environ nous arrivons à Djenne où nous nous installons à l'hôtel-campement du centre ville.  Dîner et nuit. 

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Jeudi 13 janvier Tôt dès le matin nous allons admirer l'imposante mosquée dominée par trois minarets. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, elle est l'un des symboles les plus remarquables de l'Afrique subsaharienne.  Sa construction commença en 1906 et fut achevée en 1909, Djenne faisant partie à ce moment là de l'Afrique Occidentale Française. 
Elle est construite selon un moyen de construction traditionnel, qui consiste en la superposition de briques de terre crue séchée (adobe ou encore banco en Afrique) qui seront soudées entre elles par un mélange de terre, d'eau et de paille et seront séchées au soleil. Les murs seront ensuite recouverts d'une couche d'enduit qui donne à l'édifice ses formes arrondies et son aspect lisse. 
Nous faisons part à notre guide de notre étonnement devant tous les piquets en branches de palmiers qui dépassent des murs à intervalles réguliers. Il nous explique alors que c'est pour servir d'échafaudage permanent permettant l’entretien de la mosquée chaque année car ce matériau craint énormément l'érosion provoquée par la pluie, le soleil et les écarts de température. 
Cet entretien est assuré par toute la population de la ville.  Préparation d'énormes quantités d'enduit, ce qui demande des jours de travail. Les jeunes hommes grimpent sur les parois en s'aidant des piquets qui sortent des murs et recrépissent l'ensemble.  Les jeunes femmes portent l'eau nécessaire à la fabrication de l'enduit.

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Ainsi, au lieu que cela soit une corvée, c'est pour toute la population un moment de festivités avec musique, chants, danses, restauration traditionnelles.  C'est génial !!

A l'exception du système des hauts-parleurs, la mosquée n'a pas reçu d'équipement moderne. Les épaisses parois en terre dispensent l'édifice d'avoir recours à un système de climatisation, sa conception naturelle protégeant l'intérieur des fortes chaleurs de la journée et du froid de la nuit (c'est économique et bio).  Nous continuons la visite de la ville et parcourons les rues et le marché.

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Pour finir entrons dans une petite maison d'artisanat traditionnel des femmes.  Nous trouvons des  tissus, tentures murales, nappes, sacs en coton brut « bogolan » c'est à dire ayant subi une teinture naturelle (marron, ocre, bleu) suivant une technique obtenue par trempage dans des décoctions de plantes, technique utilisée seulement au MALI, BURKINA FASO et GUINEE.   Ces tissus « bogolan » sont exportés dans le monde entier.  
C'est ensuite l'heure de la sortie des classes et nous nous retrouvons entourés d'un groupe de gamins. Ils prennent la pose pour la photo et sont très fiers.

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Nous déjeunons ensuite à l'hôtel-campement. Puis en attendant le départ nous grimpons avec Jean sur le toit de l'hôtel d'où nous découvrons la ville, la vie dans les cours et sur les toits terrasses des maisons.  Vu d'en haut le spectacle est magique.  Les maisons sont construites selon la même architecture que la mosquée, traditionnelle et très répandue à Djenne en particulier et au MALI en général.  La ville toute entière d'ailleurs est également inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.e

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(Sur la photo ci-dessus on peut voir un mur brut en banco, avec des briques rondes, qui n'a pas encore été enduit). Nous rejoignons ensuite nos 4X4. Prochaine destination : le Pays Dogon, site renommé dans toute l'Afrique Occidentale, du point de vue archéologique, ethnologique ou géologique.  D'où notre impatience. C'est dans la région des falaises du Bandiagara, que sont installés les Dogons. Longue chaîne montagneuse s'étirant sur 200 kms et s'élevant jusqu'à 700 mètres de hauteur, surmontée d'un grand plateau rocheux, cette falaise est formée d'éboulis et de rochers surplombant une vallée plus ou moins large.  Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. 

Les dogons sont installés dans cette falaise depuis le XIV° ou XV° siècle dans des dizaines de villages pour se protéger  des envahisseurs. En effet, on pouvait voir venir les ennemis de loin. Et les roches friables, les gorges encaissées rendaient (et rendent toujours) l'accès aux villages difficile. Des grottes étaient des abris.  Ainsi les dogons ont pu rester l'un des peuples les plus attachés à leurs traditions et également réfractaires à l'islamisation. 
Ils construisirent leurs villages tout en préservant les constructions troglodytes des tellims, ethnie qui quitta les falaises après l'arrivée des dogons. 

Le Mali Nando

Les falaises de Bandiagara sont accessibles seulement à pied. Les randonnées sont très difficiles. D'abord la chaleur.  Et il faut impérativement être équipés de bonnes chaussures, il faut escalader, enjamber une accumulation de rochers, franchir d'énormes éboulis.
Mais cela a été pour nous un immense plaisir.  C'est tellement plus agréable qu'un circuit uniquement en voiture.  Et chaque jour ce fut un vrai bonheur.
En arrivant aux falaises, nous quittons les 4X4 et attaquons allègrement à pied la montée vers Nando, notre premier village sur son éperon rocheux. Les 4X4 nous retrouveront plus tard et plus loin après nos visites dans la falaise. 
Des enfants viennent à notre rencontre.  Ils nous donnent la main pour nous accompagner à travers le village. Nous sommes également très impressionnés par les constructions des dogons, très spéciales.  C'est tellement différent de tout ce que nous avons pu voir dans tous nos voyages jusqu’à maintenant. Belle mosquée sacrée.

Nous continuons jusqu'à Niongono avec ses habitations très hautes en forme de fûts et leurs toits en terrasses.  De vraies tours ! Nous admirons les systèmes des serrures très ingénieux et ouvragés.  Village à l'allure d'une cité médiévale

Le Mali


Du village, en bord de falaise, nous pouvons voir le canyon en dessous et les falaises qui nous font face.  C'est impressionnant ! Nous sommes sur un vrai nid d'aigle.
Nous redescendons ensuite de la falaise au milieu d'un enchevêtrement de roches.  Pas de sentiers pour poser nos pieds .  On est en équilibre sur les rochers. 
En descendant nous voyons tout en bas les 4X4 qui nous attendent. Et nous croisons plusieurs femmes du village, pieds nus,  qui montent avec un gros fagot de bois en équilibre sur la tête.  Nous sommes perplexes.   Comment font-elles ?  Elles n'ont pas la vie facile.

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Nous reprenons nos 4X4.  Et chaque jour nous découvrirons de nouveaux villages.  Mais aucun n'étant accessible en véhicules, les 4X4 nous attendrons toujours dans la plaine.  La falaise ne représente pas un dénivelé très important (700 mètres), mais comme il faut sans arrêt monter puis redescendre pour se rendre dans les villages, c'est facile à comprendre … !
Nous arrivons en fin d'après midi à l'hôtel Bandiagara dans la vallée. Absolument charmant et accueillant.  Chaque couple occupe une petite case privée aménagée. Nous nous installons et rejoignons ensuite notre groupe dans la grande salle à manger où nous retrouvons d'autres groupes pour un repas convivial qui se termine par une soirée où des musiciens locaux nous donnent un beau concert auquel se joint notre guide.  Après chacun rejoint sa petite case. 

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Vendredi 14 janvier A peine le jour levé nous allons prendre le petit déjeuner. Les tables sont mises en plein air. Il fait encore très frais. Mais c'est fabuleux : Sitôt passée la superbe porte sculptée de l'hôtel, c'est un décor de rêve. La brume se lève dans le lointain.  Tout près de nous ce sont d'immenses champs où paissent des vaches sous de grands arbres. Le bonheur !

Nous partons ensuite direction la falaise, pour le village de Sogon. De nouveau nous laissons nos 4X4 et grimpette ….. Extraordinaire ! Nous parcourons les petites ruelles. Les maisons sont couvertes de dessins symboliques en relief  (en terre?) . Des échelles surprenantes pour monter aux fenêtres des greniers (probablement en branches de palmiers). Des maisons couvertes de drôles de chapeaux pointus en paille. Étonnant ! On adore.

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Il y a aussi, comme nous le verrons dans tous les villages que nous traverserons, l'incontournable « tagouna ».
C'est une immense case ouverte construite sur huit piliers plus ou moins sculptés et décorés. Elle est recouverte d'un toit de chaume plus ou moins épais. Les anciens s'y réunissent pour discuter des problèmes du village.  Le toit, particulièrement bas, a une fonction pratique : lorsqu'une conversation s'anime trop et dérive en dispute, il est alors impossible de se lever d'un seul coup pour se battre et cela laisse le temps de se calmer un peu ! Quelle sagesse …

 

Le Mali

Ce village tient un rôle capital dans le monde dogon.  C'est là en effet qu'ont lieu les grandes cérémonies initiatiques et circoncisions collectives, rites vieux de plusieurs siècles.  Le guide nous conduit jusqu'en haut du village où se trouve la pierre de la circoncision et sur le mur des peintures d'art rupestre sans cesse restaurées et renouvelées lors de chaque grande cérémonie. 
Notre guide, qui n'est pas dogon, est assez embarrassé pour nous parler de ce sujet et élude un peu lorsque nous voulons lui poser des questions. 
Du promontoire où nous sommes nous pouvons jouir d'une vue exceptionnelle  sur le village. C'est le  matin et nous voyons les habitants qui sont au puits, dans les cours.  De petits feux pour préparer les repas s'allument et la brume et la fumée donnent un aspect irréel au village. Ensemble magnifique. On ne se lasserait pas de contempler. Nous continuons notre trekking à travers la falaise. Nous sommes rejoints à partir de là par un guide dogon agrée qui nous accompagnera pour continuer nos visites.  Il est habillé selon la mode traditionnelle dogon, vêtements  taillés dans un beau tissu bogolan, dont le chapeau est particulièrement remarquable.

Le Mali habitant

Nous rejoignons alors un plateau où se pratique la culture des oignons.  Au milieu des champs les habitants piétinent les tas d'oignons, pieds nus pour ôter les premières pelures avant de vendre leur récolte. L'atmosphère en est toute parfumée ! inutile de dire que, même si nous sommes fatigués par la montée, nous ne nous attardons pas …..Avant d'entamer la descente nous avons une vue plongeante sur la vallée. Ce que nous voyons paraît un peu surréaliste.  Nous sommes au-dessus d'une faille et nous nous demandons comment nous allons sortir de là ?

Nous passons de suite sous les impressionnants promontoires où se trouvent les greniers ronds ou carrés des tellims dans les cavités troglodityques.  On se demande comment on a pu construire dans de pareils endroits ?

Le Mali

Nous descendons maintenant au village de Tireli afin d'assister à la sortie des masques, cérémonie qui doit avoir lieu l'après midi et qu'il ne faut absolument pas manquer. Pour atteindre ce village, plus bas dans la falaise, pas de sentier : un imbroglio de rochers, des petits, des gros, des éboulis...... Nous nous frayons un passage comme nous pouvons.  

Le Mali

Nous arrivons au village.  Nous ne nous attendions pas à un tel spectacle : les petites maisons aux toits pointus sont imbriquées dans les rochers, les éboulis.  Pas de rues, les entrées des maisons laissent entrevoir des cours  où aucun endroit est plat …..Et cela n'a pas l'air de les gêner ! Nous traversons le village et allons déjeuner dans la maison du chef du village qui nous attend.  Tant mieux car il est tard et, après cette rude descente nous avons faim.
Ensuite nous remontons un peu dans le haut du village rejoindre toute la population venue également assister à la cérémonie.  Les danseurs appartiennent à une association masculine dans laquelle entrent les garçons après la circoncision.  
Certains danseurs sont sur des échasses.  On ne voit pas leurs visages cachés sous des masques très hauts, sûrement très lourds, en équilibre sur la tête. Ils représentent tout un tas de symboles qui nous dépassent (les esprits, le ciel, les animaux, la terre …..). Ce sont deux heures de danses, de démonstrations, toute une symbolique comprise seulement par eux. Spectacle fascinant .  Heureusement que nous avons pu nous asseoir, tant bien que mal, sur des rochers très inconfortables (mais plutôt mal que bien il faut dire …). 

Le Mali danses

En redescendant nous voyons la mare des caïmans sacrés et rejoignons le cirque rocheux de Banani où nous retrouvons nos 4X4. Dîner et nuit au campement de Babani où nous arrivons assez tard.  Très joli campement plein de charme, bien aménagé, fleuri.  (C'est là que nous passerons deux nuits et prendrons nos repas). 
Nous installons nos duvets sur le toit terrasse de l’hôtel.  C'est un peu spartiate mais tellement hors des sentiers battus (ce que nous adorons!!) et c'est convivial de nous retrouver tout le groupe, les uns à côté des autres. Nous avons bien ri, comme des gosses. Et nous avons bien dormi. De toute façon, avec la journée plutôt sportive que nous avions eu, nous aurions dormi n'importe où. 

Le Mali danse tradi

Samedi 15 janvier Nous nous levons tôt (comme tous les jours …) et après le petit déjeuner les 4X4 nous accompagnent au pied d'un piton rocheux, détaché de la grande falaise.  Journée entière de marche pour la visite des villages dogon les plus fascinants de la falaise, les « 3 youga ». Encore une journée exaltante : montées, descentes dans d'étroites failles, une accumulation inextricable de rochers, d'échelles rudimentaires construites au dessus de gouffres. 
Le guide dogon nous attend, ainsi qu'une armée de jeunes porteurs qui ne demandent qu'à porter nos affaires et nous aider.

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Mon « protecteur » ne me lâche  pas, il est aux aguets dans la moindre difficulté (moindre n'est pas le mot particulièrement adéquat aujourd'hui il faut dire....) au risque de me faire tomber car il n'y a pas beaucoup de place ! Il veut absolument me tenir la main. Il faudra que je parlemente un bon moment pour qu'il accepte de me laisser marcher seule ! Il porte ma caméra religieusement et attend chaque fois que je veux filmer. Malheureusement, cela n'est pas facile étant donné que l'on est toujours en équilibre, coincés dans des positions difficiles ou alors dans des endroits sombres, des gorges aux parois escarpées, des échelles posées en équilibre, des ponts en branches brinquebalants et surtout beaucoup de monde autour (c'est Jean qui a l'appareil photo et le résultat  n'est pas mieux pour lui!). 

Le Mali

Une petite pose s'imposera de temps en temps dans des endroits plus ou moins abrupts et peu propice à la détente, mais qui seront néanmoins les bienvenues. 
Étonnement : de gros baobabs arrivent à sortir de terre malgré tous ces rochers. Il ne faut pas relâcher notre attention une minute et bien regarder où nous mettons les pieds, se faufiler à travers les rochers pas  stables et toujours pas de sentiers naturellement !
(les troncs des arbres sont striés car ils coupent les écorces en bandelettes pour en faire des cordes très solides).
Chaque village est une découverte. Nous déambulons tout le jour au milieu des habitations dans les falaises, les greniers accrochés aux parois. Ce ne sont que montées et descentes dans la falaise. Le premier Youga, en haut de la falaise, offre un spectacle magnifique à perte de vue. On peut voir toutes les petites habitations resserrées au bas de la falaise qui s'intègrent admirablement au paysage.  Beaucoup de jeunes s'installent en bas de la falaise pour toutes les commodités, notamment pour avoir l'eau au puits et cultiver les champs.  Ici tout est loin, tout est abrupt.

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A l'entrée du deuxième Youga on peut apercevoir le long de la paroi les cordes qui servaient aux Tellims à monter les corps des défunts pour les inhumer dans des failles qui surplombent le village (et peut-être encore maintenant ...) Le troisième Youga est situé au même niveau que le premier mais sur un autre flan de la paroi et les contraintes sont les mêmes.  Ici les constructions ancestrales et les récentes sont liées étroitement.  Que de découvertes depuis ce matin! Quelle journée !

Le Mali
Le Mali

Aujourd'hui nous avons vu une remarquable « tagouna », particulièrement imposante, de part sa taille et sa situation.  En effet elle paraît posée en équilibre au bord d'un gros rocher. Là au moins, en plus de ne pouvoir se lever en cas d'énervement, il vaudra mieux ne pas sortir aveuglément si on ne veut pas être précipité dans le vide.  Ici la sagesse est indispensable !!! Avant la dernière descente c'est la photo souvenir avec mes anges gardiens. Le plus malin avait réussi à garder mon petit sac tyrolien sur la poitrine et ma caméra à la main.  Et il n'était pas peu fier car il était conscient que je lui avait fait une grande confiance. Le soir nous retrouvons nos 4X4 et regagnons notre campement à Banani.  Nous dormirons bien encore cette nuit …

Le Mali

Dimanche 16 juillet Nous prenons notre petit déjeuner dans la belle case ouverte qui sert de restaurant  (comme les autres repas ici). Elle est faite sur le modèle des « tagounas » avec des piliers de bois sculptés sur lesquels repose le toit. Ces piliers sont superbes, des œuvres d'art. C'est chaleureux, on se sent protégés sous ce toit de chaume. 

Le Mali

On peut voir dans le campement des œuvres anciennes, authentiques.  Et aussi des récentes. Des piliers, des portes ouvragées, des serrures.  Les menuisiers continuent d’œuvrer dans le même style. De vrais artistes. 
Comme la langue dogon est orale, ils inscrivaient leur histoire dans des sculptures pour la transmettre aux prochaines générations.  
Mais il faut quitter ce coin agréable.  Nous passons au village de Koundou et sommes stupéfaits par l'originalité toute naïve dont font preuve les habitants dans la construction de leurs habitations.  Décidément nous n'arrêtons pas de faire des découvertes insolites dans ce voyage.  
Que voici de beaux chapeaux, des toitures cocasses, des maisons qui dansent ... c'est gai, burlesque même, on se croirait à Walt Disney !! Les couleurs ne manquent pas au moins. 

Le Mali chechs

Nous continuons notre périple et nous nous dirigeons vers Douentza, à la limite du pays dogon. Par chance, c'est grand marché aujourd'hui. Mais il est midi, il fait très chaud  et il y a beaucoup de vent.  Aussi nous mettons nos chechs pour protéger nos cheveux et aussi notre nez.   Ce n'est pas souvent que nous pouvons nous laver la tête en plus. 
Marché très animé.  On trouve de tout.  De la nourriture (le boucher débite les quartiers de viande sur son étal en plein soleil), des poissons qui, la chaleur aidant,  dispensent leur bonne odeur. Et toujours des montagnes de leurs délicieux beignets. Et aussi de la droguerie, des bassines de toutes sortes, de la vaisselle.  Sans oublier les adorables petits porteurs d'eau.

Le Mali repas

Nous déambulons et repartons bien fatigués (la foule, le vent, la chaleur, la faim ...) pour rejoindre le resto où nous allons déjeuner. Nous rejoignons ensuite les Monts Hombori (Monument Valley malien). Ils constituent un massif rocheux dans le prolongement de la falaise du Bandiagara.  Masse majestueuse, sommet le plus élevé du MALI, inaccessible jusqu'à nos jours.  Les sommets suggèrent des doigts levés vers le ciel (Gomba Tondo pour les maliens).  Plusieurs grottes auraient été habitées il y a 2000 ans. 

Le Mali hombori

Nous nous arrêtons pour profiter de ce paysage grandiose.  Le vent s'intensifiant nous découvrons les monts dans un halo, l'air étant saturé de sable.  Atmosphère magique, fascinante. C'est tout près des dunes, au campement de Hombori, que nous nous installons en fin de journée pour passer la nuit sur les toits terrasses des bâtiments.  Mais nous ne pouvons pas, comme ces derniers jours, dormir à la belle étoile.   Trop de vent et de sable dans l'atmosphère.  Nous montons donc nos tentes sur les toits.  Tâche ardue car nous nous battons avec les toiles de nos tentes emportées par le vent.  C'est un vrai combat, mais au milieu des rires, des cris et des « petits » mots pas très polis !!!
Nous ne résistons pas ensuite, avant le repas au campement, à aller gravir les petites dunes qui se trouvent à côté du campement. 

Le Mali crevaison

Lundi 17 juillet Nous nous trouvons dans la région subsaharienne très aride, mais heureusement à la saison la moins chaude de l'année. Cependant les températures ne descendent jamais en dessous de 33/35° (sauf la nuit). Vers 11 heures arrêt obligatoire pour un incident mécanique sur un 4X4 : démontage de la roue et du tambour de roue pour changer un roulement cassé. Les chauffeurs se mettent au travail, pas le moins du monde tracassés : »no problème » ! Toutes les pièces et écrous sur le bord de la route, dans les graviers,  mains dans le cambouis  … 

Pendant ce temps, dans la « fraîcheur » de la mi-journée, hommes et femmes se regroupent pour papoter (sans se mélanger!). 

Le Mali

Enfin tout retrouve sa place.  Nous repartons après nous être désaltérés et nous être restaurés sous de maigres arbres. Nous allons aujourd'hui découvrir un autre site du MALI, l'un des plus renommés de l'Afrique Occidentale : Tombouctou. Porte du Sahara, ville mythique classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco pour ses richesses historiques et culturelles (mosquée , mausolées, manuscrits …) une des villes d'Afrique dont le nom est le plus chargé d'histoire.
Plaque tournante du commerce transsaharien, l'âge d'or de la ville est loin derrière. Tombouctou est connu maintenant plus par sa légende que par les sites présents. Actuellement, le vrai trésor de Tombouctou est constitué par un ensemble de près de 300.000 manuscrits. Tombouctou a été fondée par les touaregs au XI° siècle autour d'un puits gardé par une femme lorsqu'ils sont arrivés.  Après plusieurs dominations, notamment française, Tombouctou fait maintenant partie de la République du MALI. Arrivés au port de Koriome nous prenons un bac pour franchir le Niger et rejoindre ensuite Tombouctou par une mauvaise piste car le port est loin de la ville à présent à cause de l'ensablement de cette région.  Nous arrivons à Tombouctou dans l'après-midi. Nous entrons dans la ville. Nous pouvons voir la mosquée, la cour dans laquelle se trouve le puits, la maison du français René CAILLE qui, parti de la GUINEE Conakry a rejoint Tombouctou en 1829 en se faisant passer pour un arabe musulman. La porte de cette maison est surmontée d'un panneau relatant ce passage .
Nous faisons aussi le tour de la ville, qui n'est pas grande, et ne ressemble pas du tout à ce que que l'on pouvait s’imaginer.  Mais une atmosphère spéciale règne, un peu feutrée. Aucun pas ne résonne. Le sable envahit peu à peu les rues.On se croirait dans un autre monde. 
Nous allons ensuite nous installer dans un hôtel de la ville.  Un garçon passe dans les chambres pour nous proposer de nous laver du linge, chose que nous n'avons pu faire depuis notre départ. Aubaine !

Le Mali

Mardi 18 janvier Départ en 4X4 vers le lac de Faguibine asséché. Rencontrons des nomades avec des chameaux, des ânes.  Descendons près d'un puits où les animaux viennent boire. 

Depuis ce matin nous sommes accompagnés  par un guide touareg, instituteur de français retraité.  Il nous amène dans un campement nomade où se trouve sa famille. Il monte dans le 4X4 à côté de moi.  A l'arrivée nous nous installons sous de maigres arbres et il nous raconte un peu la vie des nomades, répond à nos questions. Ensuite nous pique-niquons au même endroit et avant de partir nous allons voir sa famille sous sa tente. Un petit gamin sur les genoux de sa maman a peur, pleure à notre approche et se cache.  Il n'avait probablement jamais vu de blancs.  Nous n'insistons pas et repartons. 
Nous allons ensuite installer nos bivouacs dans un surprenant paysage de dunes.  Magique, c'est le désert blanc . Que c'est beau !!

Le Mali desert

Chacun monte sa tente.  La place ne manque pas. On installe ensuite la table où nous prendrons notre repas ce soir. C'est vraiment étonnant.  Lorsque le jour commence à tomber on pourrait se croire dans un champ de neige ?

Le Mali bivouac

Après le repas, autour du feu de camp, des touaregs nous font un spectacle de danse et de chants. C'est génial, envoûtant. Puis nous allons tous nous coucher dans notre petite tente, bien couverts dans nos duvets car, même si les journées sont torrides, les nuits descendent jusqu'à 0°.

Le Mali desert blanc

Mercredi 19 janvier Il fait à peine jour lorsque nous nous levons puis allons prendre notre petit déjeuner dans notre salle à manger sur les dunes.  Il fait encore froid mais le soleil va vite chauffer. 
Ensuite une balade de deux heures en chameaux est prévue dans les dunes. C'est extra.
Après avoir repris les 4X4 nous nous arrêtons dans un village .  Selon Bouba notre guide, il s'agit d'un village d''anciens esclaves des touaregs. Ils font maintenant pratiquement partie de leurs familles nous dit-il.  Nous voulons bien le croire ….
Pique-nique à l'ombre des arbres. Il fait très chaud.  De belles pastèques au dessert sont les bienvenues pour nous désaltérer. Le repas, comme toujours, est très bon.Nous reprenons ensuite la direction de notre désert blanc pour y passer la nuit encore une fois.  Nous quittons les 4X4 un peu avant pour avoir le plaisir de marcher un peu dans les dunes pour rejoindre notre camp.  C'est un vrai plaisir.  Je fais un beau portrait de Bouba, notre sympathique guide malien. (portrait, enfin ….on ne voit pas grand chose de son visage!!). Ce soir un bon méchoui nous attend... Hum !! Puis encore une belle nuit blottis dans nos duvets sous la tente. 

Le Mali Goudam

Mardi 20 janvier Le soleil se lève à l'horizon quand nous nous levons et sortons discrètement  de la tente pour l’incontournable  sortie hygiénique. Nos sacs sont prêts. Nous partons en direction en sud ouest vers Goundam.  Nous visitons la ville.  Grande mosquée ancienne, architecture soudano-sahélienne.  Ville animée à 90 kms environ au sud de Tombouctou autour de son puits et sur la grande place de la mosquée.Nous retournons ensuite dîner et passer la nuit à l'hôtel de Tombouctou, le même que précédemment. 

Le Mali pêche

Mercredi 21 – jeudi 22 – vendredi 23 Nous retournons au port de Koriome et embarquons pour la descente du fleuve Niger. Ce sera notre petite croisière. Attention, ne pas confondre une croisière sur le fleuve Niger avec une croisière en Méditerranée ou dans les Caraïbes. Ce n'est pas le même confort. Nous le savions  et c'est ce qui nous plaît ! 
La descente se fait en pinasse. C'est une embarcation plus grande que la pirogue.  Elle est motorisée, plus ou moins grande et sert au transport des voyageurs et des marchandises. Nous avons une pinasse privée pour notre groupe.  Deux personnes composent l'équipage : le pilote et un cuisinier.  Avec en plus notre guide Bouba naturellement.
D'abord embarquement des bagages, puis c'est à nous. Petit exercice d'équilibre sur une planche branlante pour embarquer et s'installer à l'intérieur. 
La descente du fleuve se fait pendant la période des hautes eaux, en principe de septembre à février ou plus selon les pluies.
Voici le déroulement de notre croisière pendant ces 2 jours ½ de navigation. Le soir nous nous arrêtons assez tard sur les berges  du fleuve. Nous montons nos tentes et installons les tables où nous prenons notre repas du soir, éclairés par nos lampes frontales.  Il fait déjà nuit et bien frais. 

Le Mali barques

Le matin, dès que le jour pointe nous nous levons et démontons le camp, puis nous embarquons. 
Bouba arrête un pêcheur sur sa pirogue et lui achète du poisson frais péché pour nos repas de la journée. Ensuite nous prenons le petit déjeuner. Il fait encore froid.  Mais le thé, le café ou le chocolat vont nous réchauffer. Rien ne manque non plus pour un petit déjeuner très copieux. Et tout en déjeunant nous pouvons profiter des vues le long du fleuve et de la vie qui s'y déroule.  
Le Niger est source de vie et de richesse pour les ethnies installées sur ses rives : les bozos (pêcheurs),  les peuhls (éleveurs)...en particulier, les songhaïs aussi.  Car, bien que le MALI soit enclavé (c'est à dire sans accès à la mer), il est le troisième producteur de poissons en Afrique. Les pêcheurs lancent et remontent leurs filets et déjà les feux s'allument dans leurs villages pour fumer les poissons pêchés. Les pirogues de pêcheurs que nous croisons et qui remontent  le courant ont des voiles taillées dans des sacs de riz multicolores. Certaines familles, parents et enfants, vivent dans leur  pirogue sous des abris couverts. 

Le Mali vaches

Plus loin ou en face  ce sont les campements des peuhls, éleveurs,  avec leurs troupeaux qui paissent dans les champs en bordure et viennent boire dans le fleuve. On voit aussi les habitants des villages qui viennent faire leur vaisselle, leur lessive, pilent leur mil.  Nous longeons de charmants villages, à l'architecture caractéristique  au pays. 
A midi, nous déjeunons.  Le cuisinier nous prépare de bons repas, toujours du poisson naturellement, très bien préparé et copieux.  Des fruits, beaucoup de pastèques délicieuses. Sans oublier le café. Et a 4 heures, toujours le thé et un accompagnement.

La navigation est entrecoupée plusieurs fois dans la journée par la visite de quelques villages de chaque côté du fleuve. C'est l'AID, on fait le méchoui. Les jeunes filles ont sorti leurs belles toilettes, leurs bijoux.  Nous discutons avec les habitants qui nous entourent

Le Mali
Le Mali
Le Mali
Le Mali
Le Mali marché aux poissons

Parmi les villages, nous visitons celui d'un chanteur accompagné d'une guitare, très connu (dont je ne me rappelle plus le nom?).  Il a beaucoup investi dans son village apportant certaines améliorations pour les habitants. Partout les villageois viennent nous accueillir et nous raccompagnent à notre pinasse avec des courses entre eux, des rires. qui nous suivent pendant un moment.
Il faut dire qu'à chaque descente et remontée dans la pinasse c'est la gymnastique assurée,l'exercice d'équilibre plus ou moins réussi et apprécié ….. et les rires pour nous aussi. Après, une fois que nous sommes installés, nous sommes bien dans la pinasse, nous arrivons même, chacun notre tour, à faire une petite sieste à l'heure chaude de la journée. 
Nous avons d'ailleurs croisé une pinasse dont un occupant vient de tomber à l'eau en voulant aller aux toilettes.  Panique à bord, les accompagnants se jettent à l'eau et le récupèrent. Tout va bien, on peut donc rire du spectacle... 
Pourtant nous ne sommes pas nous non plus à l'abri de cette mésaventure.  Car,  petite parenthèse (mais très importante), comme nous vivons toute la journée dans la pinasse, nous avons quand même un certain confort ! Ce confort se traduit par un WC à l'arrière de la pinasse, c’est à dire une cabane ouverte avec un trou au-dessus de l'eau et deux planches pour poser les pieds de chaque côté.....   Il faut donc parcourir toute la longueur du bateau, plus ou mois longue si vous êtes à l'arrière ou à l’avant (comme c'est notre cas.) en marchant sur le rebord plat très étroit et en s'accrochant au toit de toile... (très scabreux quand je connais mes capacités de nageuse!!). 

Le Mali

Le troisième jour arrivée à Kona.  Nous quittons la pinasse pour la terre ferme. Débarquement du matériel et des provisions. 
On remarque à l'arrière de la pinasse l'empilement des matelas pour le soir en camping ainsi que le beau WC bien voyant (pour le cas où nous ne le trouverions pas!). 
Visite de la mosquée en banco puis nous retrouvons nos 4X4 et partons en direction de Mopti, plaque tournante du commerce et plus grand port fluvial sur le Niger, où transitent hommes et marchandises.  Sur le quai de grands blocs blancs de sel gemme.  Celui-ci est exploité dans les mines au Sahara et est acheminé par caravanes de chameaux jusqu'à Tombouctou puis par le fleuve jusqu'à Mopti avant de reprendre sa route par camions. C'est aussi le lieu d'un important chantier naval de pirogues et pinasses.  Dans un grand hangar des ouvriers assemblent en ce moment de grandes pirogues en bois de caïlcedrat à l'aide de clous forgés à partir de vieilles tôles. Le caïlcédrat est un arbre dont le bois est utilisé en menuiserie pour la construction de pirogues, statuettes et éléments servant à la religion ou aux cultes. Il est originaire d'Afrique. Il est aussi utilisé en médecine africaine et est un remède pour de nombreuses maladies. 

Le Mali embarcation

Nous allons flâner au marché qui est un des plus grands de la région. Tout près, à l'étage, musée artisanal où nous admirons de magnifiques masques. Nous allons ensuite attendre l'heure du départ des 4X4 en nous rafraîchissant sur la terrasse d'un bar sur le port. De grosses pinasses à étages pour le transport des voyageurs locaux sont amarrés sur les quais.  Puis avec le soleil couchant nous jouissons d'un magnifique spectacle sur le Niger à nos pieds où d'élégantes pirogues  glissent sur l'eau.  Que c'est beau !!

Et nous sommes arrachés à notre contemplation quand on nous appelle pour reprendre la route en 4X4. Nous nous arrêtons à Sevare pour passer la nuit dans un joli et accueillant hôtel moderne tenu par une française. 

Le Mali

Samedi 24 janvier Ce matin nous déjeunons dans le ravissant jardin de l'hôtel très bien entretenu.  C'est très agréable. Nous partons en direction de Ségou.  Arrêt sur la route pour visiter plusieurs villages bobos à majorité animistes.  C'est très propre.  Les jolis greniers en banco sont alignés dans un ordre parfait, rehaussés sur des pierres et des bois pour éviter que les récoltes ne se fassent attaquer par les rongeurs. Les coquettes petites maisons aux drôles de chapeaux chinois. Les escaliers ne sont pas mal non plus...  Les ruelles ensablées bien nettoyées, des murets protégeant les habitations de chacun. C'est adorable ! 

Le Mali

Sur les petites places les villageois pilent le mil, vont à leurs occupations.Arrêt également dans un village catholique où l'on peut voir une charmante église à l'intérieur tout bleu.  Là également c'est la même propreté, le même ordre.  Les provisions de bois pour le feu bien rangées. Les ânes bien nourris.  Nous sommes absolument impressionnés par la sérénité qui règne dans tous ces villages. 
Il y a aussi un grand four collectif. Et moi qui adore les beaux arbres, je suis émerveillée par le magnifique baobab dont une dizaine de personnes sont nécessaires pour faire le tour du tronc.

Le Mali vie ordinaire

En début d'après-midi la circulation est arrêtée, le président du MALI l'empruntant cette route  pour se rendre à Mopti.  Nous nous arrêtons en bord de route et profitons de déjeuner. Heureusement qu'il y a quelques arbres.  
A 16 heures nous sommes toujours là. Nous allons voir le village en face nous et discutons avec les résidents qui sont également en bord de la route pour voir passer le président. Une habitante m'invite à me reposer sur sa belle chaise longue où je m'installe avec plaisir la chaleur étant suffocante.  Une petite gamine vient  me faire admirer sa belle robe et ses ongles vernis.  Adorable ! 
Enfin le convoi présidentiel passe klaxonnant, applaudi par les badauds.  En quelques minutes c'est terminé!  Ouf …. (tout ça pour ça …..) Nous continuons notre route et arrivons à Ségou situé sur la rive du fleuve Niger. Nous parcourons la ville à pied.  Les bords du fleuve sont animés : petits jardins particuliers, travaux domestiques plus loin (vaisselle, lessive....).  Nous admirons les femmes portant en équilibre d'énormes chargements dans des bassines avec leur port royal et leur souplesse !! Nous serions bien incapables de les imiter ...

Le Mali Bamako

Ensuite nous passons devant une maison associative artisanale.  Sous les arbres nous admirons une belle exposition de poteries.Dans la ville nous retrouvons des maisons et des bâtiments, vestiges de la colonisation. Avec Jean nous avons un peu l'impression de nous retrouver des années en arrière, en GUINEE Conakry où nous avons travaillé dans les débuts de notre mariage. Beaucoup d'émotion pour nous qui gardons un tel souvenir de cette période. Dîner et nuit dans un hôtel de la ville avec une piscine dans un superbe cadre de verdure. Très agréable.

Le Mali restaurant

Dimanche 25 janvier Dernière journée au MALI. Et oui, les plus bonnes choses ont une fin … Rejoignons Bamako situé à 250 kms environ. La ville est située de part et d'autre du fleuve Niger.  Embouteillage monstre pour la traversée de la ville, comme à l'arrivée. C'est affolant, voitures, piétons, carrioles se partagent la route dans tous les sens …. ! 
Nous irons seulement flâner autour et dans la Maison des Artisans au centre ville qui regroupe différents types de productions artisanales du pays (bois, or, fer, cuir …). Dans l'après-midi nous allons visiter le Musée National du Mali.  Il propose plusieurs expositions et met en valeur les arts contemporains. A la sortie , dans le parc qui l'entoure, nous faisons la photo souvenir qui clôturera notre séjour. 
Nous devons prendre l'avion ce soir très tard.  Mais avant nous allons dîner dans un beau restaurant qui nous sert un très bon repas avec une délicieuse soupe de poissons (du Mali naturellement!!).  

Le Mali vue générale

C'est le moment où chacun donne ses impressions sur le voyage.  A l'unanimité nous sommes tous enchantés à tous les points de vue : 
• Organisation du voyage 

• Gentillesse et disponibilité de notre guide malien et de nos chauffeurs 

• Une bonne ambiance dans le groupe ce qui, comme toujours, est aussi un des critères principaux qui permet de garder un bon souvenir d'un voyage. 

• Voyage envoûtant, découvertes fascinantes. 

Une carte du Mali pour vous situer

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